vendredi 9 septembre 2011

La patience, ça vient à quel âge ?

C'est la rentrée, avec tout son cortège d'enthousiasme (exemple: je passe mon HDR dans les deux ans, yay ! <- ça c'est le truc à la mode dans les séries américaines, à prononcer yai-ye avec l'accent de chez nous), de bonnes résolutions (ex: cette année j'arrête le sport, ou du moins je vais me limiter) et plus généralement, une montée d'énergie positive (non non, je n'ai pas tourné new-age).

Dans un moment de rare lucidité, j'ai soudain constaté qu'Elvan (OK, j'arrête de l'appeler "Tornade", après tout il est assez calme maintenant) avait grandi. Est-ce parce qu'il est entré en CE1 ou qu'il a fêté ses 7 ans ? Ou parce que même avec la selle et le guidon de son vélo remontés au maximum, il se prenait les genoux dans le menton à chaque tour de pédalier ? Tout ça pour dire que je me suis rendu compte que mon petit avait besoin d'un nouveau vélo. Mélangez ce besoin avec la vague de pensées positives (décidément...) générée par la rentrée, ni une ni deux, je lui annonce (à Elvan) que je vais lui acheter un nouveau vélo. Et là c'est la crise.

L'annonce a donc eu lieu mercredi dernier. Immédiatement -- pas deux heures plus tard, pas dix minutes plus tard, non, là tout de suite -- j'ai eu droit à la litanie "quand est-ce qu'on va le chercher ?", "tu m'avais promis un nouveau vélo, tu n'es qu'un père indigne" et autres "raaah j'ai mal aux jambes à force de mouliner sur ce vélo minuscule, quand est-ce que tu m'achètes mon nouveau vélo que tu m'avais PROMIS !?" tout ça avec les petites larmes et couinements qui vont bien avec son statut de victime. Je n'ai pas cédé, mercredi j'étais crevé et je devais amener mon scooter en révision le lendemain seulement, j'ai donc tenu bon et nous ne sommes allés voir les vélos (que vend mon réparateur de scooters) que le lendemain.

Le jeudi donc, nous arrivons au magasin, et immédiatement on repère un joli Gitane 20 pouces avec 6 vitesses, entièrement réglable en fixations rapides, de bons freins, changement de vitesses par poignée avec affichage de la vitesse en cours, une selle confortable, système qui rend le déraillage impossible, etc. A son âge, j'aurais volontiers tué pour un vélo comme ça. Le gentil vendeur de vélos / réparateur de scooters nous confirme que c'est bien le modèle qu'il nous faut, d'autant que c'est le seul qu'il a. Il l'avait reçu pas une heure avant, il n'y a plus qu'à finir de le monter et le régler. Et là c'est le drame.

Car oui, l'enfant de 7 ans n'est pas patient. Il fallait une bonne heure pour préparer la machine. Il était déjà 18h, il fallait une heure pour rentrer et manger, ensuite laver tout le monde, un petit manga et au lit pour pouvoir aller à l'école le lendemain. Je décrète donc que nous viendrons chercher le vélo seulement le vendredi soir après l'école, pas besoin de se stresser pour nous le monter dans l'heure qui vient. En plus il n'aurait pas pu en profiter le soir même, de son vélo (voir plus haut la nécessité de manger, se laver et aller au lit). N'était-il pas plus cohérent de ne prendre livraison de la machine que pour le début du week-end ? En plus 24h d'attente, honnêtement, c'est pas la mort. A titre de comparaison, quand j'ai acheté mon scooter, j'ai du attendre un mois que les dernières pièces n'arrivent pour achever l'assemblage, encore un mois et demie pour l'immatriculer (ouais c'est pas rapide par chez nous), ajoutez à ça 1000 km de rodage à 50 km/h avant de pouvoir vraiment tourner à fond la poignée des gaz.

Mais rien n'a pu le consoler. Elvan a immédiatement fait la tronche de quelqu'un qui serait en train de se faire arracher le coeur, les yeux et les dents sans anesthésie. Il a retenu ses larmes tant qu'il était au magasin, mais une fois dehors, les digues on lâché. Et impossible de l'arrêter de pleurer de toute la soirée. Je l'imagine le lendemain à l'école raconter à ses copains: "trop dur la vie, mon père m'a acheté un nouveau vélo, mais je ne l'aurai que ce soir, le salaud il m'avait promis un vélo et je ne l'ai pas eu non mais vous vous rendez compte les mecs, les parents c'est que des menteurs et des méchants." Heureusement tout se termine bien, il a eu son vélo le vendredi soir et il a pu passer quelques heures à s'entraîner au changement de vitesses -- je me demande combien de temps va tenir le dérailleur à se rythme là, bref.

Tout ça pour arriver à l'interrogation métaphysique qui fait office de titre à ce billet: à quel stade de notre développement la notion de patience apparaît-elle ?

dimanche 4 septembre 2011

Fin des vacances

 Et voilà, encore un été de fini. Bon cette fois-ci la rentrée me tardait un peu. Travailler tout seul à la maison c'est sympa pour lutter contre le changement climatique, mais ça a aussi des inconvénients: d'une part on ne parle jamais à personne, non pas que je sois quelqu'un de particulièrement social, mais à la longue ça finit par manquer un peu. D'autre part, on ne se rend plus compte du temps passé à travailler, et on se retrouve à bosser aussi pendant les vacances. Le côté positif c'est que je n'aurai pas d'effort à faire pour me replonger dans le bain, sauf que la situation est un peu particulière cette année, je vais me mettre (contraint et forcé) à tout ce que j'ai toujours repoussé le plus longtemps possible: l'encadrement de thèse, et le passage obligé de l'HDR, avec tous les ennuis administratifs qui vont avec, la nécessité de parler de soi et de se faire mousser afin de se faire accepter par le reste du monde... que du bonheur en perspective ! Je vais essayer d'aborder les choses avec philosophie... disons que j'ai assez donné du côté technique et qu'il est temps d'évoluer, peut-être que ça me réserve de bonnes surprises ? Bon assez râlé, en avant pour l'année 2011/2012 ! Je me demande vraiment à quoi va ressembler la version de Roffiac de cette année, ça change tous les ans. Et ensuite j'ai la chance de pouvoir aller au DPS (à Nantes, quelle drôle d'idée) cette année, c'est vraiment le seul congrès où je vais de bon coeur, c'est vraiment très stimulant.

Je suis quand même très satisfait de mon été: j'essaie vraiment de remplacer mon MacBook vieillissant par l'iPad, avec divers degrés de réussite. Je suis particulièrement fier d'avoir découvert TexTouch, qui permet d'écrire du Tex avec l'iPad (prévoir un clavier matériel quand même) et éventuellement de le compiler en pdf quand on dispose du réseau, mais avec la 3G c'est le cas presque partout maintenant. Je suis heureux, même si pas particulièrement fier, d'avoir découvert les livres "pour ados, sous forme de carnet de notes personnel". Ce n'est pas de la haute littérature, mais ça permet de passer un bon moment et de ce point de vue c'est réussi. J'ai mis à jour ma collection de mangas, enfin je l'ai fait mettre à jour sous forme de cadeau pour mon 35eme anniversaire... bong sang, Eiichiro Oda ne s'arrêtera donc jamais ? Petit clin d'oeil également au tome 15 de "Saint Seiya - Episode G" qui est totalement introuvable, rupture de stock, pas de ré-édition annoncée. Je ne comprends pas l'éditeur, d'abord ils sortent au mieux un volume par an, ensuite ils les publient en quantité plus que limitée, ce qui conduit à traquer les rares exemplaires disponibles à la revente, à un prix plus élevé que le neuf.

Ah oui, encore une chose: 35 ans c'est pas le pied. On commence à recevoir plein de courier pour vieux. D'une part j'ai reçu un premier bilan de ce que j'ai travaillé pour la retraite. Ca c'est sympa, même sans travail fixe ça avance, et sont bien répertoriés les multiples employeurs que j'ai pu avoir, comme quoi les choses s'améliorent, tant mieux parce qu'il me manque beaucoup de fiches de salaire. Mais là où je suis dégoûté, c'est que j'ai reçu une lettre de mon assurance santé pour m'encourager à manger moins de choses grasses et à surveiller mon cholestérol sinon attention à l'accident vasculaire. Pour quelqu'un qui passe plusieurs heures par jour à faire du sport, et qui s'alimente essentiellement de salades et de poisson, je trouve ça assez malvenu. Ca donne envie de me coller sur mon fauteuil et de me bourrer le ventre de saucisson et de camembert, même si je n'aime pas ça.

mercredi 29 juin 2011

Visite éclair à Bordeaux

Lundi et mardi j'étais donc à Bordeaux, pour une petite visite aux gens qui me paient pour travailler à distance -- je leur dois bien ça de temps en temps ! Ca permet de remettre les idées en place de temps en temps, de faire le point sur le travail effectué, et la ou les directions que la suite prendra.

Et pour une fois, je n'ai pas passé la nuit à l'Observatoire ! Direction l'hôtel Etap Bastille. Mis à part le bruit nocture -- mais la situation était un peu particulière avec de très fortes chaleurs dans la journée, ça énerve -- c'est très bien comme hôtel. Et la proximité du pont de pierre m'a encouragé à aller courir en début de matinée.

C'est amusant tout de même, je fais tout pour ne pas appartenir à quelque catégorie que ce soit: je fuis tout ce qui est politique et syndical comme la peste, je ne m'intéresse ni au foot (et en général, à aucun sport qui soit retransmis à la télé), ni à la télé d'ailleurs, ni aux bagnoles... en fait, je ne m'intéresse à peu près à rien, je suis toujours en décalage d'au moins 2 semaines avec l'actualité, ce qui cause pas mal d'interrogations parmis les gens qui me connaissent, et qui se demandent de quelle façon on peut apprendre qu'il y a eu un tremblement de terre, une révolution ou l'explosion d'une centrale nucléaire avec deux semaines de décalage. Bref, je me retrouve malgré moi à entrer malgré tout dans une catégorie: celle des gens qui aiment aller courir le matin, de préférence quand il fait encore nuit.

A Bordeaux, j'ai pu constater que la catégorie en question est bien représentée, comme partout ailleurs j'imagine. Je suis parti à 6h, j'ai traversé le pont de pierre pour aller rejoindre les quais, superbement aménagés. Et au retour, je suis passé par le vieux centre. Au total, 1:20h de course, pour un peu plus de 15km... et c'est là que j'ai vu les effets de mes entraînements quotidiens dans ma campagne reculée. Malgré mon rythme que je juge très lent (11km/h de moyenne, pas de quoi être fier) je n'ai pas vu grand monde aller plus vite. Par contre je ne sais pas comment font les autres pour courir sans respirer, d'un air parfaitement dégagé, limite snob, tout en n'ayant pas une seule goutte de transpiration sur le front. Moi j'ai besoin de souffler, et je transpire, c'est une horreur. Mes vêtements sont toujours de véritables serpillères au retour, été comme hiver. Et particulièrement après le record de chaleur de lundi, même le lendemain matin il faisait encore très chaud.

Très bons souvenirs donc, d'autant que les discussions des deux jours ont été particulièrement constructives. Si mon contrat avec l'Observatoire pouvait se prolonger au-delà de la limite initialement fixée, ce serait super !

mardi 7 juin 2011

Divers en vrac

Holala, mon dernier post datait de début mars ! Bon puisque j'arrête pour quelques jours le travail technique pour me remettre à un peu d'écriture, autant en profiter pour écrire aussi sur le blog.

Quoi de neuf depuis mars donc ? Et bien d'abord, la Grèce ! Formidable voyage, même si ce n'étaient pas QUE des vacances avec nos 40 grands bébés à surveiller comme le lait sur le feu, mais pour un premier voyage en Grèce ce fut une vraie découverte ! A refaire dès que possible.

Bon ensuite je continue à explorer le monde des séries TV. C'est terrible, plus j'en regarde et plus j'en trouve à regarder. Parce que bien sûr, je regarde aussi des podcasts traitant (entre autres) des séries TV actuelles, ce qui m'en fait découvrir de nouvelles. Mon plus gros délire: regarder "Torchwood" en entier, me rendre compte qu'il s'agit d'un spin-off de "Doctor Who", regarder les 5 saisons de "Doctor Who", me rendre compte qu'il ne s'agit que des 5 plus récentes, et qu'il y en a 26 (de saisons) avant ça... pour le coup j'ai lancé le téléchargement du plus gros torrent que j'ai jamais vu, l'intégrale des 26 premières saisons de "Doctor Who". Là ça fait deux mois que ça télécharge à fond, en gros. Plus que 8 Go à récupérer. Si ça se trouve ce sera terminé dans la semaine.

En vrac également: je me suis remis à la course depuis la fin de l'hiver. 10.5 km par jour, en ce moment je les fais le matin, entre 5:30 et 6:30, ça donne le temps de bosser dans la journée... sauf que je suis tellement H.S. après que je ne suis pas trop productif, mais bon. Ce qui est rigolo c'est que, quel que soit le temps, qu'il pleuve, qu'il fasse chaud ou froid, que ce soit le jour ou la nuit, que je sois fatigué ou en pleine forme... je mets toujours une heure pour faire mon tour. Toujours une heure, une véritable constante.

Et les enfants dans tout ça ? Ben ils jouent leur rôle d'enfants. Ca pleure, ça chouine, ça réclame et ça se salit. Plus qu'un mois à payer la nounou, ensuite ce sont les vacances d'été, et Maléfica ira enfin à l'école (tant pis pour eux). Dans trois mois le grand aura sept ans... bordel, 7 ans ! C'est une vraie terreur maintenant, il râle pour rester au lit les jours d'école, et on ne fait plus de bisous à papa devant les copains. Il lit, écrit, compte comme un chef, et on n'a pas intérêt à le reprendre. Il va passer sa ceinture jaune de karaté, et il me demande de faire ronfler le moteur de la moto quand il est à l'arrière et que les copains regardent.

A plus, blog inutile.

jeudi 3 mars 2011

Le cassoulet !


Ca méritait bien un petit coup de blog ce cassoulet ! Même Maléfica en a mangé, et c'est pas son genre de manger à table sans hurler. Bon elle a renversé son verre d'eau, comme à chaque fois, mais c'est Maléfica.

Bref le cassoulet, quoi. Le cassoulet-étalon, celui qui sera dorénavant utilisé pour juger de la qualité de tous les cassoulets passés et à venir.

J'ai fait brûler la montagne...

... et je ne suis pas prêt de l'oublier. No comments.

vendredi 18 février 2011

Troisième anniversaire...


... pour Maléfica la bien nommée. La terreur des nounous. La ninja de salon. La meilleure copine du furet, car comme lui elle s'abreuve dans une bassine et dévaste tout sur son passage.

En fait l'anniversaire, c'était hier. Elle a reçu en guise de cadeau deux ballons de baudruche de la part de sa nounou... et rien de notre part. Non mais, on passe tout notre temps à se casser la figure sur ses jouets éparpillés dans toute la maison, à ramasser les morceaux des verres qu'elle "échappe" régulièrement, à gratter les bonbons qu'elle crache dans tous les coins. Nul besoin de rajouter de nouveaux jouets qu'elle s'empressera de toute manière de réduire en poudre dès qu'on aura le dos tourné. Déjà que la négociation est en cours pour un gâteau d'anniversaire... j'ai voulu lui faire une crêpe d'anniversaire, mais je n'ai pas trouvé de bougies, alors ce fut une simple crêpe. Que son frère a mangé, d'ailleurs.

Alors quel bilan pour l'année écoulée ? Et bien les cris s'espacent un peu. Mais en revanche, ils ont gagné en intensité, la gamme de fréquence ayant pour sa part tendance à s'élever vers les aigus. . Elle a également développé une technique qui consiste à émettre un son lancinant (et horripilant) dès qu'elle a le moindre motif d'insatisfaction, ce qui n'est pas rare. Totalement insupportable. N'ayant pas été acceptée à l'école (comme on les comprend !), elle ne sait toujours pas qu'il existe d'autres enfants sur Terre, et elle présente donc un caractère fortement associal: la dernière fois qu'une fillette a voulu venir jouer avec elle au skate-parc, elle l'a virée sans ménagement avec un superbe "c'est pas ton tobogan, c'est le mien".

Durant cette année, elle a également découvert qu'il est facile de nous affoler en insérant divers petits objets dans ses narines, ou en les avalant. Première alerte avec un bout de plastique transparent, donc totalement invisible, enfoncé dans le nez. Second coup de semonce avec un jouet playmobil (faut le faire quand même) qu'elle s'est employée à ingérer tout cru. Que va t-elle nous faire la prochaine fois ? Pour le coup on sa surveille de près. Dès qu'il n'y a pas eu de cris depuis plus de trois minutes, on fonce pour la localiser. Je pense que dès qu'elle ira à l'école, elle aura un GPS greffé au poignet, de façon à pouvoir la retrouver. Parce que j'imagine que ce ne sont pas quelques portes fermées et grilles verrouillées qui l'empêcheront de se faire la belle en toute discrétion.