ENFIN ! Là je dis ouf. J'allais finir par en avoir assez. Surtout que bravo le coup des deadlines ! Non mais c'est la première fois que je vois ça, un éditeur qui ne te laisse qu'un mois pour modifier le papier qu'on lui envoie (et au passage, il a fallu 4 mois pour faire les reviews), sachant que tu as une liste de 84 (oui quatre-vingt quatre, vous lisez bien) remarques. Dont certaines qui demandent de reprendre la structure même du papier pour être prises en compte.
Alors j'aurais pu choisir de l'envoyer dans une revue "online", le papier. C'était d'ailleurs ma réaction première. Mais on me dit que ça ne fait pas sérieux, qu'il est nécessaire que ce papier soit publié dans une bonne revue parce qu'il constitue le point de départ de tout un travail. OK, je veux bien. Donc on reprend tout. Et on change tout. Ce qui signifie refaire tous les calculs que j'avais fait pénard il y a deux ans, mais là dans l'urgence, pour tout de suite, voire pour la semaine dernière. Je me suis retrouvé à jongler entre trois machines de calcul pour terminer à temps !
Finalement, trois reports de deadline plus tard, on l'a achevé, la version modifiée. Au final, c'est un tout nouveau papier. J'ai stressé comme un fou jusqu'à la dernière minute, parce qu'entre les modifications des uns et des autres, je finis par ne plus savoir ce qu'il raconte, ce fichu papier. Paraît-il qu'il est très bien, maintenant.
Moi, la seule chose que je vois, c'est que je suis tranquille pour 4 mois de nouveau. Ensuite, on verra bien ce qu'on nous dit. Bon pour le coup, je peux enfin travailler et me remettre à mes petits photons. Tiens, des photons visibles, pour une fois. Et des U.V. aussi, si j'arrive à calculer leur spectre.
mercredi 3 juin 2009
mardi 12 mai 2009
Dragonballs, suite
Et voilà, une troisième Dragonball dans la poche ! Cette fois-ci, je n'ai pas ménagé ses efforts (ceux de Tornade). Il en a bavé pour la trouver, sa boule ! Je lui ai fait escalader la montagne entière, et encore, en passant par des coins sauvages (voir les photos de Tornade au milieu des rochers, puis tout heureux une fois arrivé au sommet de la falaise). Donc au bout de quelques heures de marche, il l'a bien méritée, sa boule magique. Ce fut une bien belle journée, après tant de pluie. La fatigue ne s'est faite ressentir que pendant la descente, il n'en pouvait plus, le pauvre ! Ce qui ne l'a pas empêché de repartir s'amuser une fois rentrés au bercail.
Petite surprise de la journée: ma géocache est relativement active, étant donné la difficulté d'accès (ça faisait bien deux ans que je n'y étais pas retourné). Il y a une dizaine de messages sur le carnet de log, des gens venant de toute l'Europe, et quelques autres des USA, manifestement. Le trésor est bien caché, l'endroit est apprécié et respecté par les randonneurs. Ca donne presque envie de créer d'autres caches...
vendredi 24 avril 2009
Vénus
Bon allez je m'y recolle, c'est bientôt le week-end et sa cohorte de nuages pluvieux, je me sens d'humeur à bloguer (blogger ?)Aujourd'hui le thème c'est Vénus. Alors Vénus, je sais pas ce que ça vous évoque, mais si je ne faisais pas ce boulot de m***e, moi l'image que j'en aurais c'est cette image (celle qui est jointe au message). Franchement, elle est pas superbe, cette image ? Un caillou qui passe entre le soleil et la Terre, et on peut même le photographier avec un télescope (et un appareil photo) depuis chez nous, ou depuis la station spatiale internationale, ou depuis un télescope spatial, allez savoir. Pendant ces moment là, on peut (presque) la voir à l'oeil nu, se représenter son déplacement dans l'espace, et finalement, elle n'est pas si loin que ça, cette "soeur jumelle" . On en aurait presque une larme d'émotion, à bien y penser.
L'image présente est d'ailleurs doublement magnifique, elle est si nette qu'on voit les détails de la surface du soleil et si on regarde bien, il y a une partie de Vénus qui se retrouve en dehors du disque solaire, donc logiquement on ne devrait pas la distinguer du reste de l'espace, mais ô magie quelques photons patiemment élaborés par le soleil sont pris par l'atmosphère, diffusés (ça je sais, ce sont MES petits photons, ceux que je dompte !), et renvoyés pile dans l'objectif de l'appareil photo, ce qui permet de "voir" le haut de l'atmosphère, complétant ainsi le disque de Vénus.
Mais ce n'est pas la vision que j'en ai, du moins plus maintenant, malheureusement. J'en viens même à la maudire, cette saleté de planète. Car quand j'ouvre le dossier "papier Vénus", je constate que la première version que j'ai écrite (j'en suis maintenant à la version 9), qui s'appelait "version alpha" à l'époque, date... mais oui, du 15 juin 2006. Et à l'époque, c'était déjà une version avancée, vu que j'ai jugé nécessaire de faire une sauvegarde. Ca faisait donc au moins deux ans que j'y travaillais, à ce papier. Donc si je fais le compte, on doit en être à 5 ans de rédaction. Le document pdf actuel fait plus de 60 pages. Depuis, deux soumissions, et d'innombrables modifications.
Alors normalement, je vous rassure, ce n'est pas comme ça que la recherche fonctionne. La tendance actuelle est plutôt à faire sortir un maximum de papiers, plusieurs par an de préférence. Donc il faut des papiers courts. Et pour faire court, cherchez pas, il n'y a pas besoin de faire compliqué, il suffit de quelques pages pour montrer comment on pourrait (si on avait le temps) améliorer tel ou tel aspect d'un sujet de recherche ancien. Je vais donc à contresens de l'évolution actuelle de la recherche. Parce que figurez-vous, que Vénus, on sait toujours pas comment ça marche ! Et pourtant, elle continue de super-tourner (oh l'autre !).
Mais en plus, si ça intéressait du monde. C'est ça le plus fort ! Il n'y a que quelques spectroscopistes de par le monde qui s'intéressent encore à Vénus, plus des gens qui ont publié sur le sujet dans les années 60, qui ne sont donc plus très nombreux, et qui se permettent de juger mon papier en me disant "ce machin là c'est pas trop clair, ok on a les références mais il faudrait plus détailler ce qui se passerait si on modifiait telle variable de 0,1%" quand il y a tellement de trous, de raccourcis et de non-dits dans leurs propres papiers qu'ils en sont incompréhensibles -- raison pour laquelle on passe ensuite des années à tout refaire puisqu'on n'a plus confiance en rien.
La seule chose qui fait que je continue de travailler sur cet article (auquel je ne peux plus penser sans avoir la migraine, oh mince j'ai écrit ça tout haut ?) c'est que je n'aime pas abandonner. Comme l'a suggéré Benjamin, quand ce fichu papier sera accepté (il le sera bien un jour, non ?) il faudra que je calcule quel a été le coût en temps de travail. Et comme c'est à la mode, je calculerai également le coût en CO2 émis, en tenant compte du temps de travail devant un PC allumé pour la mise au point des divers programmes, la réaction du papier en lui-même, et bien entendu le temps de calcul de toutes les simulations ! J'ai sans doute le papier le plus polluant (par auteur) de l'histoire de la recherche.
samedi 18 avril 2009
les petits photons, suite
Jour faste ! Ma première simulation à 100 millions de trajectoires, sans une seule erreur. Aucun de mes petits photons ne s'est planté. Après deux semaines de tête-à-tête avec le code, et je suis passé de quelques erreurs par million à quelques erreurs par dizaine de million, pour arriver à un maximum de trois erreurs par centaine de million... et enfin, à plus aucune erreur par centaine de million. Comme quoi, ça a du bon de prendre une heure pour aller promener bébé Maléfica, l'air frais ayant tendance à débloquer les situations inextricables.
Résultat à pondérer par la tendance naturelle de la méthode de Monte-Carlo à produire des erreurs de plus en plus rares, mais de plus en plus tordues et difficiles à comprendre. Donc je n'exclus pas la possibilité d'une nouvelle erreur tous les milliards de générations aléatoires. Mais pour une fois, j'ai un temps d'avance ! Jusque là, je me contentais de reparer les problèmes, pour la première fois j'ai écrit une procédure pour palier à d'éventuelles futures erreurs qui ne se sont jamais produites encore. Et puis quand on commence à sortir des "bugs" de programmation pure pour raisonner au niveau des méthodes numériques, voire des modèles physiques, on a tendance à avoir des pensées du genre "je tiens le bon bout".
Bon, je vais enfin pouvoir me reposer un peu... ah ben zut, les vacances sont terminées ! Où est-ce que je me suis fait avoir ?
Résultat à pondérer par la tendance naturelle de la méthode de Monte-Carlo à produire des erreurs de plus en plus rares, mais de plus en plus tordues et difficiles à comprendre. Donc je n'exclus pas la possibilité d'une nouvelle erreur tous les milliards de générations aléatoires. Mais pour une fois, j'ai un temps d'avance ! Jusque là, je me contentais de reparer les problèmes, pour la première fois j'ai écrit une procédure pour palier à d'éventuelles futures erreurs qui ne se sont jamais produites encore. Et puis quand on commence à sortir des "bugs" de programmation pure pour raisonner au niveau des méthodes numériques, voire des modèles physiques, on a tendance à avoir des pensées du genre "je tiens le bon bout".
Bon, je vais enfin pouvoir me reposer un peu... ah ben zut, les vacances sont terminées ! Où est-ce que je me suis fait avoir ?
mercredi 8 avril 2009
A la recherche des Dragonballs
Les enfants, de nos jours, c'est difficile. Ils veulent tout, tout de suite, et quand ils l'ont, ils n'en veulent plus (c'est bien résumé, non ?).
Exemple: je veux là, tout de suite, un télescope, et une voiture télécommandée qui vole, et, et... il en bafouille tellement il ne sait pas ce qu'il veut.
Autre exemple: Tornade étant un vrai fan de Dragonball, j'ai planqué une véritable boule de cristal en plastique dans la nature, en prenant soin d'enregistrer la position GPS. Et là je lui dis: "regarde j'ai construit un radar de Dragonballs, comme dans le dessin animé, et oh regarde si je le mets en marche il m'indique qu'il y a une boule à 12km de la maison." Chouette me dit Tornade, on y va, tout de suite, là, maintenant. Je prends Maléfica sous un bras, et c'est parti, nous voilà dans la forêt. Je confie le "radar" à Tornade, qui n'est pas du tout dérangé, il se repère tout de suite et me guide parfaitement, décidemment les enfants de 4 ans et demie, ça s'adapte vite. Non je ne plaisante pas, il n'a aucune idée de ce que sont un angle et une distance, mais il me donne les deux toutes les vingt secondes, et il sait parfaitement dans quelle direction aller.
Le seul ennui c'est qu'il faut marcher. Au bout de dix minutes, il fait chaud, et on a mal aux jambes. Il me faut déployer tout ce que j'ai de psychologie enfantine pour qu'il ne renonce pas à parcourir le kilomètre virgule deux qui nous sépare de la position indiquée par le "radar". Et finalement, il la trouve, sa boule, pile là où le téléphone la lui indique. Non pasque quand même, j'imaginais des tas de raisons pour lesquelles ma petite expérience aurait pu foirer. Par exemple, une différence de quelques dizaines de mètres entre la position enregistrée lorsque j'ai caché la boule, et la position indiquée par le téléphone le lendemain, lorsqu'on est revenus chercher la "boule du dragon". Il aurait aussi pu se produire des choses plus grave: mémoire défectueuse, remise à zéro accidentelle des positions enregistrées (ce n'est jamais qu'un téléphone sous window$, après tout) voire dérapage dans la boue, éjectage du téléphone, trajectoire parabolique jusqu'à la première pierre venue, impact, séparation du téléphone d'un côté et de sa batterie de l'autre (allo Houston, on a un problème), tombage de la batterie dans un trou d'eau ou sous la roue d'une voiture de passage, et/ou brisage de l'écran, enfin bref, erreur de localisation, quoi. Mais non en fait, tout s'est bien passé, il a marché jusqu'au point indiqué sur la carte, zoom au maximum, et il a trouvé sa boule au pied d'un arbre.
Et là... comment dire ? Pas d'enthousiasme délirant. C'est limite normal, de trouver une dragonball pile là où le radar l'a guidé. Il n'en doutait pas une seconde, le petit monstre. S'ensuit le retour à la voiture, où il échaffaude tout un plan très compliqué, je vais trouver les 6 autres boules, et je vais devenir le maître du monde ! Franchement, moi à sa place je demanderais plutôt... je ne sais pas, de comprendre le sens de la vie, par exemple. Non tiens, ça, ce sera pour la prochaine fois. En premier lieu, je souhaiterais la disparition de tous les notaires, et du fisc, dans la foulée (ben quoi, le principe d'un voeu, c'est de réaliser un truc censé être impossible, non ?). De toute manière, je l'ai prévenu, une fois les sept boules réunies, il y a de fortes chances que le Dragon ne puisse pas venir pour cause de rhûme, alors pour la domination du monde, faut voir.
mardi 31 mars 2009
Les premiers pas de Maléfica
Et voilà, le jour tant attendu est arrivé. Maléfica a fait ses premiers pas (sans être tenue par la main). C'est la fin d'une époque de souffrances, mais le début d'un enfer. Elle va maintenant pouvoir déplacer des chaises et y monter pour attraper les flacons de détergents, puis se faire un bon cocktail. Déjà qu'elle mangeait des croquettes pour chien, des sticks pour les lèvres et des savonettes ! Il va falloir rajouter à son menu eau de javel, lessive et alcool à brûler.Le seul avantage que je vois à cette nouvelle situation, c'est qu'elle va avoir envie de se déplacer, et peut-être qu'elle sera plus fatiguée. Je sais, ça ne dure qu'un temps, ensuite ils apprennent l'endurance, ces petits monstres.
Bon voilà, la photo n'est pas trop parlante, vu qu'elle est assise dans l'herbe. Impossible d'envoyer une vidéo sur ce blog, quel que soit le format ou la taille du fichier.
mercredi 25 mars 2009
Salopiauds de photons !

Ils m'éneeeeeeervent ces photons ! Y'en a toujours un sur un million qui va se fourrer dans un coin de la géométrie, et qui n'arrive pas à en sortir. Et vas-y que je me plains: erreur, ma direction de propagation ne correspond pas à une direction d'entrée dans la boîte; erreur, je ne trouve pas d'intersection avec cette boîte; erreur je te dis, je ne suis pas dans une boîte, au secours, je ne sais plus où je suis, maman je suis perdu, et plantage total du code qui tourne depuis 3 heures sans un accroc.
Tans pis, j'y mettrai le temps, mais j'arriverai à les dresser, ces minuscules particules récalcitrantes qui, il faut bien l'avouer, font preuve d'une mauvaise foi sans bornes. Bon ok, j'ai aussi la solution de les supprimer, vu que maintenant je les détecte. Mais c'est une question d'amour-propre aussi, j'ai déjà passé tant d'heures à écrire ce code et à le débugger (plus de 27000 lignes de code maintenant, dont 60% au moins de commentaires et de lignes de debug) que je ne supporte plus ces évèvements rares qui font planter toute ma belle mécanique !
Affaire à suivre !
Inscription à :
Articles (Atom)