Bon c'est passé depuis une semaine, mais la petite Maléfica a eu 4 ans finalement. C'est l'heure de mon traditionnel billet d'anniversaire, pour faire un peu le bilan.
Et en fait de bilan, il n'est pas trop mauvais cette année ! Le démon s'est calmé, semble t-il. Il lui reste bien des moments où elle fait sérieusement la tronche, et là impossible de rien lui dire. Mais sinon elle a fini de hurler sans cause apparente pendant des heures. Vive l'école et la sociabilité qui s'ensuit ! Et comme on a entrepris le travail assez tôt, je pense qu'on arrivera à lui faire dire "merci" de façon autonome un jour.
samedi 25 février 2012
mardi 31 janvier 2012
lundi 21 novembre 2011
poésie-time
Petit délire perso aujourd'hui. Non pas que j'en sois particulièrement fier, mais c'est bien la première fois que j'écris en alexandrins ! Et Gene m'a un peu aidé pour arrondir les angles, il faut le dire. Bref voilà la merveille:
Tout commence un matin, tu pars sur le chemin,
tu veux éliminer un repas un peu gras,
te libérer la tête, chasser ces tracas,
sans savoir que tu y retourneras demain.
Les saisons ont passé, et tu cours tous les jours,
et ton petit calvaire s'est mué en enfer,
de nouvelles douleurs s'éveillent à chaque tour,
tu les connais par coeur, fidèles supporters:
les ampoules, les cloques, qui laissent des plaies,
qui rendent ta foulée pénible et saccadée,
la sueur et le sang, les ongles arrachés,
la douleur pesante des muscles maltraités;
supplices raffinés, comme un coup de couteau,
qui t'arrête d'un coup, qui te tord les boyaux,
encore plus subtil, ce coeur que tu connais,
se bloque tout à coup, mécanique grippée.
et je ne parle pas des tendons douloureux
des genoux enflammés, des chevilles tordues
des coups de blues subits, et par un jour pluvieux
tu glisses dans la boue, sur cette pente ardue
tu cherches à remonter, mais c'est peine perdue
tu rebrousses chemin, ton corps te parait vieux.
Une chose pourtant appararaît clairement:
tu n'as jamais failli, tu persistes et te bats,
les blessures jamais n'ont fait cesser tes pas
tu les as bien soignées, et tu cours dans le vent
tu oublies la douleur et tu oublies le temps
et depuis quand cours tu ? Tu ne sais plus vraiment
toi qui te pensais faible, qui étais complexé
un jour tu sors du bois et tout a bien changé
douleur, frustration, fatigues et blessures
tu les as intégré, elles font partie de toi
vient enfin le moment ou comme une morsure
l'envie d'accélérer s'empare de ton moi
tu ressens cette envie qui devient un besoin
d'aller toujours plus vite, d'aller toujours plus loin
car ce n'est plus du sang qui coule dans tes veines
mais c'est de l'euphorie, la rémission des peines
tels les coureurs anciens dont les noms sont perdus
tu ne te bats dès lors pour l'argent, ni la gloire
juste pour ce moment unique et merveilleux
irréel, hors du temps, quasiment fabuleux
ou tu t'es vu courir, comme dans un miroir
ou tout était parfait, un instant étendu
que personne jamais ne pourra t'enlever
et dans l'ordre des choses qui restera gravé.
Tout commence un matin, tu pars sur le chemin,
tu veux éliminer un repas un peu gras,
te libérer la tête, chasser ces tracas,
sans savoir que tu y retourneras demain.
Les saisons ont passé, et tu cours tous les jours,
et ton petit calvaire s'est mué en enfer,
de nouvelles douleurs s'éveillent à chaque tour,
tu les connais par coeur, fidèles supporters:
les ampoules, les cloques, qui laissent des plaies,
qui rendent ta foulée pénible et saccadée,
la sueur et le sang, les ongles arrachés,
la douleur pesante des muscles maltraités;
supplices raffinés, comme un coup de couteau,
qui t'arrête d'un coup, qui te tord les boyaux,
encore plus subtil, ce coeur que tu connais,
se bloque tout à coup, mécanique grippée.
et je ne parle pas des tendons douloureux
des genoux enflammés, des chevilles tordues
des coups de blues subits, et par un jour pluvieux
tu glisses dans la boue, sur cette pente ardue
tu cherches à remonter, mais c'est peine perdue
tu rebrousses chemin, ton corps te parait vieux.
Une chose pourtant appararaît clairement:
tu n'as jamais failli, tu persistes et te bats,
les blessures jamais n'ont fait cesser tes pas
tu les as bien soignées, et tu cours dans le vent
tu oublies la douleur et tu oublies le temps
et depuis quand cours tu ? Tu ne sais plus vraiment
toi qui te pensais faible, qui étais complexé
un jour tu sors du bois et tout a bien changé
douleur, frustration, fatigues et blessures
tu les as intégré, elles font partie de toi
vient enfin le moment ou comme une morsure
l'envie d'accélérer s'empare de ton moi
tu ressens cette envie qui devient un besoin
d'aller toujours plus vite, d'aller toujours plus loin
car ce n'est plus du sang qui coule dans tes veines
mais c'est de l'euphorie, la rémission des peines
tels les coureurs anciens dont les noms sont perdus
tu ne te bats dès lors pour l'argent, ni la gloire
juste pour ce moment unique et merveilleux
irréel, hors du temps, quasiment fabuleux
ou tu t'es vu courir, comme dans un miroir
ou tout était parfait, un instant étendu
que personne jamais ne pourra t'enlever
et dans l'ordre des choses qui restera gravé.
samedi 15 octobre 2011
SGS2 !
Je sais ça fait relativement peu de temps que j'avais mon SGS premier du nom, et je n'en étais pas particulièrement satisfait au premier abord: je ne reviendrai pas sur les plantages, le système (android 2.1) globalement très instable, l'écran qui ne me plaisait tout simplement pas. Après un crash généralisé de la machine, je me l'étais fait remplacer par mon opérateur (vive l'assurance qui est incluse dans mon forfait !) et les choses s'étaient un peu améliorées: j'avais hérité d'un portable équipé de la version 2.2 d'android, et ce système était presque stable. "Presque" parce qu'il lui arrivait quand même de planter de temps en temps, disons qu'il était nécessaire de le redémarrer toutes les quelques semaines en retirant la batterie. Et j'avais fini par m'habituer à l'écran dont les blancs sont gris, tout simplement en affichant un fond noir, des icônes noirs, en prenant des photos dans le noir... bref l'écran amoled étant particulièrement efficace pour l'affichage du noir, je m'était adapté. Dans l'ensemble, pourvu qu'on n'installe pas trop de choses et qu'on ne lui en demande pas trop en même temps, c'était un bon téléphone.
Puis j'ai eu l'occasion de prendre le SGS2. Je pensais qu'en si peu de temps la technologie n'aurait pas pu évoluer au point de me surprendre. Et là, la claque: processeur double coeur à 1.2Ghz, deux fois plus de RAM, deux fois plus de mémoire interne, appareil photo 8 millions de pixels, capable de filmer en 1080 @ 30 fps (WTF !!?? aussi bien qu'un bon camescope !), avec un flash s'il vous plait, un véritable gyroscope, même l'écran est plus grand et donne une autre impression, l'impression de tenir une pierre (noire, forcément) sur laquelle on aurait imprimé du texte (pas blanc, encore un peu gris), un peu comme une photo. Peut-on honnêtement encore appeler ça un téléphone ? Surtout que moi je ne m'en sers presque jamais pour téléphoner.
Et puis le système Android, en version 2.3; il m'a l'air stable, c'est le moins qu'on puisse dire, je n'ai pas encore redémarré la machine depuis que je l'ai. Avec son processeur double coeur c'est un vrai plaisir de réactivité. Pour le coup le seul moment où il a l'air d'être lent, c'est lorsqu'on veut le sortir de veille. Il lui faut quoi, une demie-seconde pour rallumer l'écran, on a l'impression d'une éternité tellement le reste est rapide.
Et comme je ne fais jamais les choses à moitié, j'ai couplé la bête à une oreillette Jabra stone 2. Je passe sur l'ergonomie qui est excellente (on oublie carrément qu'on la porte sur l'oreille), l'idée d'avoir un étui de rangement qui sert également de chargeur, qui est excellente également; non ce qui m'a le plus étonné ce sont les commandes vocales qui fonctionnent. Plus besoin d'appuyer sur des boutons, ça tombe bien il n'y en a pas sur cette oreillette. La reconnaissance vocale fonctionne, la réduction de bruit ambiant fonctionne comme promis. Et bien que n'étant pas stéréo, le bidule se connecte entièrement au système audio du téléphone, on peut s'en servir aussi bien pour téléphoner que pour écouter de la musique (ou un podcast dans mon cas), et pour recevoir les alertes sonores du système. Un mail ? Un discret petit "bing" au creux de l'oreille, ça ne dérange personne et ça me réveille pendant la réunion.
Pour l'instant donc je n'ai pas grand-chose à reprocher à cette machine. Encore une fois, si on m'avait dit, ne serait-ce que quelques années en arrière, que j'aurai une telle bestiole, je n'aurais pas pu y croire. OK un processeur double coeur ça consomme et il faut recharger la batterie tous les jours, mais ce qui m'étonne surtout c'est que ça consomme si peu ! Allez donc coller une batterie de 1800 mAh sur un notebook double coeur, ça ne va pas fonctionner de la même façon. Alors d'accord l'amoled et leurs histoires de sous-pixels, ça fait des écrans qui n'affichent jamais les bonnes couleurs (à part le noir). Mais bon je ne m'en sers pas pour regarder des films non plus (bien que ce soit possible, apparemment le lecteur vidéo ne se plaint pas des formats ou des résolutions !).
Et donc pour la peine c'est le gamin qui hérite du premier SGS. A 7 ans. J'ai du tricher pour lui créer un compte gmail, Google n'accepte les gens qu'à partir de 18 ans. C'est presque déconcertant comme les enfants prennent vite en main ces appareils. Il ne lui a pas fallu dix minutes pour envoyer trois ou quatre mails, installer Angry Birds et prendre sa première vidéo. Je lui ai montré wikipédia, et il a passé un bon moment à fouiller dans les pages "pokémon" et "mangas" -- la navigation sur internet leur est totalement intuitive à cet âge, pas besoin de leur montrer. Je suppose que dans une semaine il va twitter comme un pro... c'est presque émouvant, j'assiste en direct à la naissance d'une identité numérique. A surveiller quand même, je ne vais pas lui installer de protection parentale ou de restrictions (ce qui ne pourra que l'encourager à trouver des moyens de contournement), je vais miser sur l'éducation plutôt. Tiens, ça me rappelle l'époque où j'étais encore plein d'illusions sur la manière d'éduquer un enfant :-)
mardi 4 octobre 2011
DPS meeting
Voilà je suis de retour du DPS ! La dernière fois c'était en 2006 à Los Angeles, cette année c'est à Nantes, le voyage a dont été moins amusant. Mais par contre le contenu des conférences est toujours aussi intéressant, voire plus. Dans une heure je vais aller voir la session "Astrobiology" sur laquelle je lorgne depuis longtemps !
Bon il faut dire qu'avec 400€ de frais d'inscription (et puis faut rajouter les trajets, l'hôtel, les repas...), c'est clair que je ne peux pas y aller tous les ans aussi librement qu'à Roffiac, il me faut un généreux donateur prêt à mettre la main au porte-monnaie. Mais ça en vaut la peine. En plus de tous les speechs, qu'on n'arrive pas à suivre tous d'ailleurs car il y a je ne sais combien de sessions en parallèle, il y a les à-côtés: on retrouve des gens connus (comme dans toute réunion quoi) et parfois très connus, il y a toute l'infrastructure pour pouvoir continuer à travailler dans le calme si on a un moment de libre, il y a des éditeurs qui viennent montrer les derniers livres sur les sujets qui nous intéressent, bref on ne s'ennuie pas un instant au DPS.
Tout ça pas pour dire qu'on s'ennuie dans les congrès de thermique... mais presque ! Bon OK les congrès de thermique c'est vraiment très très gonflant par comparaison au DPS. Quand je suis dans le monde de la combustion et du spectral, je m'ennuie très vite parce qu'on ne fait que répéter sans arrêt les mêmes choses, même si on s'arrange pour avoir de "nouvelles idées" en permanence, juste pour sauver les apparences. Dans les congrès d'astrophysique, il y a tout le temps plein de choses vraiment nouvelles, on a vraiment l'impression (et je suis sûr que ce n'est pas qu'une impression) de voir la recherche avancer à toute vitesse. Le seul reproche que je pourrais faire à ce monde de résultats nouveaux incessants, c'est qu'on ne fait plus trop la part entre observations et résultats de simulations. Il m'arrive souvent de me demander de quel type de résultats on nous parle dans une présentation. Pire: les deux sont souvent mélangés, lorsqu'on nous présente des résultats de "mesures" qui résultent en fait d'une chaîne d'acquisition et de modélisation combinée. Il faut alors comprendre que ce qui est mesuré passe par un modèle numérique afin d'obtenir le résultat annoncé, et on ne nous décrit souvent pas suffisamment le modèle -- et en particulier les modèles de transfert radiatif qui font vite n'importe quoi si on ne fait pas vraiment attention. Ce qui gâche un peu les phases de comparaison à des "observations". Bref si on veut vraiment comprendre, il faut aller parler avec les gens pour éclaircir tout ça.
En écrivant tout ça je me rends compte à quel point les congrès (ou réunions) de rayonnement et de thermique sont finalement nécessaires et que si je ne les vivais pas, je ne pourrais pas avoir ce recul sur les résultats annoncés à tout va dans les domaines comme l'astrophysique. Donc finalement tout va bien !
vendredi 9 septembre 2011
La patience, ça vient à quel âge ?
C'est la rentrée, avec tout son cortège d'enthousiasme (exemple: je passe mon HDR dans les deux ans, yay ! <- ça c'est le truc à la mode dans les séries américaines, à prononcer yai-ye avec l'accent de chez nous), de bonnes résolutions (ex: cette année j'arrête le sport, ou du moins je vais me limiter) et plus généralement, une montée d'énergie positive (non non, je n'ai pas tourné new-age).
Dans un moment de rare lucidité, j'ai soudain constaté qu'Elvan (OK, j'arrête de l'appeler "Tornade", après tout il est assez calme maintenant) avait grandi. Est-ce parce qu'il est entré en CE1 ou qu'il a fêté ses 7 ans ? Ou parce que même avec la selle et le guidon de son vélo remontés au maximum, il se prenait les genoux dans le menton à chaque tour de pédalier ? Tout ça pour dire que je me suis rendu compte que mon petit avait besoin d'un nouveau vélo. Mélangez ce besoin avec la vague de pensées positives (décidément...) générée par la rentrée, ni une ni deux, je lui annonce (à Elvan) que je vais lui acheter un nouveau vélo. Et là c'est la crise.
L'annonce a donc eu lieu mercredi dernier. Immédiatement -- pas deux heures plus tard, pas dix minutes plus tard, non, là tout de suite -- j'ai eu droit à la litanie "quand est-ce qu'on va le chercher ?", "tu m'avais promis un nouveau vélo, tu n'es qu'un père indigne" et autres "raaah j'ai mal aux jambes à force de mouliner sur ce vélo minuscule, quand est-ce que tu m'achètes mon nouveau vélo que tu m'avais PROMIS !?" tout ça avec les petites larmes et couinements qui vont bien avec son statut de victime. Je n'ai pas cédé, mercredi j'étais crevé et je devais amener mon scooter en révision le lendemain seulement, j'ai donc tenu bon et nous ne sommes allés voir les vélos (que vend mon réparateur de scooters) que le lendemain.
Le jeudi donc, nous arrivons au magasin, et immédiatement on repère un joli Gitane 20 pouces avec 6 vitesses, entièrement réglable en fixations rapides, de bons freins, changement de vitesses par poignée avec affichage de la vitesse en cours, une selle confortable, système qui rend le déraillage impossible, etc. A son âge, j'aurais volontiers tué pour un vélo comme ça. Le gentil vendeur de vélos / réparateur de scooters nous confirme que c'est bien le modèle qu'il nous faut, d'autant que c'est le seul qu'il a. Il l'avait reçu pas une heure avant, il n'y a plus qu'à finir de le monter et le régler. Et là c'est le drame.
Car oui, l'enfant de 7 ans n'est pas patient. Il fallait une bonne heure pour préparer la machine. Il était déjà 18h, il fallait une heure pour rentrer et manger, ensuite laver tout le monde, un petit manga et au lit pour pouvoir aller à l'école le lendemain. Je décrète donc que nous viendrons chercher le vélo seulement le vendredi soir après l'école, pas besoin de se stresser pour nous le monter dans l'heure qui vient. En plus il n'aurait pas pu en profiter le soir même, de son vélo (voir plus haut la nécessité de manger, se laver et aller au lit). N'était-il pas plus cohérent de ne prendre livraison de la machine que pour le début du week-end ? En plus 24h d'attente, honnêtement, c'est pas la mort. A titre de comparaison, quand j'ai acheté mon scooter, j'ai du attendre un mois que les dernières pièces n'arrivent pour achever l'assemblage, encore un mois et demie pour l'immatriculer (ouais c'est pas rapide par chez nous), ajoutez à ça 1000 km de rodage à 50 km/h avant de pouvoir vraiment tourner à fond la poignée des gaz.
Mais rien n'a pu le consoler. Elvan a immédiatement fait la tronche de quelqu'un qui serait en train de se faire arracher le coeur, les yeux et les dents sans anesthésie. Il a retenu ses larmes tant qu'il était au magasin, mais une fois dehors, les digues on lâché. Et impossible de l'arrêter de pleurer de toute la soirée. Je l'imagine le lendemain à l'école raconter à ses copains: "trop dur la vie, mon père m'a acheté un nouveau vélo, mais je ne l'aurai que ce soir, le salaud il m'avait promis un vélo et je ne l'ai pas eu non mais vous vous rendez compte les mecs, les parents c'est que des menteurs et des méchants." Heureusement tout se termine bien, il a eu son vélo le vendredi soir et il a pu passer quelques heures à s'entraîner au changement de vitesses -- je me demande combien de temps va tenir le dérailleur à se rythme là, bref.
Tout ça pour arriver à l'interrogation métaphysique qui fait office de titre à ce billet: à quel stade de notre développement la notion de patience apparaît-elle ?
dimanche 4 septembre 2011
Fin des vacances
Et voilà, encore un été de fini. Bon cette fois-ci la rentrée me tardait un peu. Travailler tout seul à la maison c'est sympa pour lutter contre le changement climatique, mais ça a aussi des inconvénients: d'une part on ne parle jamais à personne, non pas que je sois quelqu'un de particulièrement social, mais à la longue ça finit par manquer un peu. D'autre part, on ne se rend plus compte du temps passé à travailler, et on se retrouve à bosser aussi pendant les vacances. Le côté positif c'est que je n'aurai pas d'effort à faire pour me replonger dans le bain, sauf que la situation est un peu particulière cette année, je vais me mettre (contraint et forcé) à tout ce que j'ai toujours repoussé le plus longtemps possible: l'encadrement de thèse, et le passage obligé de l'HDR, avec tous les ennuis administratifs qui vont avec, la nécessité de parler de soi et de se faire mousser afin de se faire accepter par le reste du monde... que du bonheur en perspective ! Je vais essayer d'aborder les choses avec philosophie... disons que j'ai assez donné du côté technique et qu'il est temps d'évoluer, peut-être que ça me réserve de bonnes surprises ? Bon assez râlé, en avant pour l'année 2011/2012 ! Je me demande vraiment à quoi va ressembler la version de Roffiac de cette année, ça change tous les ans. Et ensuite j'ai la chance de pouvoir aller au DPS (à Nantes, quelle drôle d'idée) cette année, c'est vraiment le seul congrès où je vais de bon coeur, c'est vraiment très stimulant.
Je suis quand même très satisfait de mon été: j'essaie vraiment de remplacer mon MacBook vieillissant par l'iPad, avec divers degrés de réussite. Je suis particulièrement fier d'avoir découvert TexTouch, qui permet d'écrire du Tex avec l'iPad (prévoir un clavier matériel quand même) et éventuellement de le compiler en pdf quand on dispose du réseau, mais avec la 3G c'est le cas presque partout maintenant. Je suis heureux, même si pas particulièrement fier, d'avoir découvert les livres "pour ados, sous forme de carnet de notes personnel". Ce n'est pas de la haute littérature, mais ça permet de passer un bon moment et de ce point de vue c'est réussi. J'ai mis à jour ma collection de mangas, enfin je l'ai fait mettre à jour sous forme de cadeau pour mon 35eme anniversaire... bong sang, Eiichiro Oda ne s'arrêtera donc jamais ? Petit clin d'oeil également au tome 15 de "Saint Seiya - Episode G" qui est totalement introuvable, rupture de stock, pas de ré-édition annoncée. Je ne comprends pas l'éditeur, d'abord ils sortent au mieux un volume par an, ensuite ils les publient en quantité plus que limitée, ce qui conduit à traquer les rares exemplaires disponibles à la revente, à un prix plus élevé que le neuf.
Ah oui, encore une chose: 35 ans c'est pas le pied. On commence à recevoir plein de courier pour vieux. D'une part j'ai reçu un premier bilan de ce que j'ai travaillé pour la retraite. Ca c'est sympa, même sans travail fixe ça avance, et sont bien répertoriés les multiples employeurs que j'ai pu avoir, comme quoi les choses s'améliorent, tant mieux parce qu'il me manque beaucoup de fiches de salaire. Mais là où je suis dégoûté, c'est que j'ai reçu une lettre de mon assurance santé pour m'encourager à manger moins de choses grasses et à surveiller mon cholestérol sinon attention à l'accident vasculaire. Pour quelqu'un qui passe plusieurs heures par jour à faire du sport, et qui s'alimente essentiellement de salades et de poisson, je trouve ça assez malvenu. Ca donne envie de me coller sur mon fauteuil et de me bourrer le ventre de saucisson et de camembert, même si je n'aime pas ça.
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