lundi 6 décembre 2010

IPAD (oh my god ! )

Boudu comme on dit chez moi, ça faisait longtemps que je n'avais pas mis les pieds sur ce blog. Ma dernière intervention faisait état de l'acquisition du galaxy S... et bien oui, j'avoue, j'ai craqué pour l'ipad. Et là comment dire... y'a pas photo (ça se dit encore, ça ?).

Après quelques semaines d'utilisation, je comprends de quoi les gens de chez Google se sont inspirés pour mettre au point Android. Et en même temps, je me demande comment ils ont fait pour échouer aussi lamentablement dans leur tentative de recopiage. Parce qu'honnêtement, il n'y a pas besoin d'utiliser un ipad pendant très longtemps pour comprendre que ÇA FONCTIONNE, tout simplement, à la différence d'Android. Jugez plutôt: j'en suis déjà à deux "reset" complet du galaxy S, il faut le redémarrer tous les jours pour garder un système stable lorsqu'on ne l'utilise pas (mais alors pas du tout du tout) et le redémarrer à chaque fois qu'on veut utiliser une application, de façon générale. Applications que j'ai fini par ne pas réinstaller après mon dernier reset, de façon à assurer un peu plus de stabilité. Ce qui, au passage, rend l'engin totalement inutile. Lenteurs, manque de fluidité, comportement totalement incompréhensible du système, c'est le lot quotidien de l'utilisateur d'Android, même sur le modèle le plus vendu, alors je n'ose même pas imaginer ce que ça donne sur les autres.

A l'inverse, il y a iOS. Et sur l'ipad, c'est vraiment quelque chose: système parfairement stable, je ne sais même pas comment on fait pour redémarrer la bestiole ! Et apparemment on s'en fiche, le système n'est pas fait pour être redémarré, il est fait pour être utilisé. Les applications, bien que souvent payantes, ou donnant accès à du contenu payant (mais rien de bien plus choquant que sous Android) fonctionnent parfaitement. La durée de vie de la batterie est incroyable. L'écran est incroyable. La fluidité et la fiabilité du système sont incroyables, et depuis la mise à jour vers 4.2.1 et l'apparition du multi-tâches, c'est vraiment bluffant. Comment, mais comment ai-je pu vivre sans ipad avant ?

Je me souviens parfaitement de l'état d'esprit dans lequel j'étais avant de craquer: ça ne sert à rien. Ça ne remplace pas un vrai ordi avec un vrai clavier et un vrai système. Les applis sont payantes. Le contenu est payant, et peu attractif. Le système est plein de limites imposées par Apple, on peut faire peu de choses, et on n'a pas le choix dans la façon de faire ce qui est possible. Et puis aucune connectivité avec le monde extérieur.

Alors comment ais-je pu retourner ma veste aussi parfaitement, rapidement, et sans aucune arrière-pensée ? Je ne sais pas, mais après avoir essayé, je ne vois pas comment revenir en arrière. Certes il y a plein de limitations, mais elles sont toujours compréhensibles, découlent d'une logique qui permet à l'appareil de tenir toutes ses promesses. Il faut payer dès qu'on veut un logiciel ou un contenu (et encore, je trouve qu'il y a pas mal d'ebooks gratuits !), mais en contrepartie ÇA FONCTIONNE ! (Et puis sous Android on paie aussi, et les apps font planter le système). Pas d'appareil photo, pas de possibilité d'utiliser l'ipad pour stocker des données, etc... très bien ! C'est exactement ce que je veux: un appareil qui permet d'accomplir un nombre de choses très restreint (d'écouter de la musique, regarder des vidéos, que ce soit en podcast ou du bête home-made divx, de visionner des pdf) mais qui le fait, sans planter, sans ralentissements, sans avoir besoin de "rooter" ou de "lag-fixer" ou carrément se lancer dans un "flashage" de son appareil, sans compter la connectivité possible uniquement avec un logiciel propriétaire, lent et mal fichu, le tout sous windows... j'en pleurerais de rire si je n'étais pas moi-même prisonnier de l'association Android-Samsung-windows-orange.

Quel bonheur de pouvoir enfin appuyer sur le bouton de mise en route et d'avoir un système fonctionnel, sans avoir à attendre la "vérification des fichiers média" ou toute autre plaisanterie qui prend un temps infini alors que tout ce qu'on veut c'est passer un putain de coup de fil de dix secondes ! Quel plaisir de ne pas avoir à s'inquiéter de la quantité de RAM disponible, des applications qu'il faut arrêter manuellement pour que l'engin ne plante pas ! Pas de GPS, pas d'appareil photo, pas de téléphone, pas de 3G... super ! Comme ça je n'ai pas à m'arracher les cheveux en me demandant pourquoi le GPS ne démarre pas, pourquoi le réseau wifi ne prend pas le dessus sur le réseau 3G, ni pourquoi mon application "appareil photo" refuse obstinément de se lancer. Ne plus avoir à redémarrer toutes les deux minutes, ne pas avoir à enlever la batterie de force, ne pas être obligé de réinstaller l'appareil dans son état d'origine... quel pied !

Je ne pense pas que mon prochain téléphone sera sous Android... et quand je vois que Samsung vend des pleines brouettes de galaxy tab , j'ai une pensée émue pour tous les utilisateurs qui vont se retrouver avec une sorte de brique tactile ou il est en théorie possible de tout faire, mais où en pratique, chaque fonction est totalement inutilisable. Maintenant je comprends l'attitude des gens qui possèdent un appareil sous iOS, que je prenais auparavant pour du snobisme. Attitude qui consiste à déclarer "oh mais oui il a l'air très bien ton téléphone / lecteur d'e-books / tablette, c'est du bon matériel, enfin pour ce prix là..." lorsqu'on demande son avis sur un nouveau device au geek possédant un ipad. Mais non, ce n'est pas du snobisme, c'est simplement de la compassion mêlée à un fort sentiment de gâchis !

mercredi 29 septembre 2010

Etats d'âme

Hey, salut le blog. Ça faisait longtemps.

Ça y est, j'ai un nouveau téléphone portable. Le galaxy S avec Android 2.1. Pas mal me diras-tu... oui, mais il aurait pu être encore mieux si les gens de chez Orange s'étaient abstenu de rajouter quoi que ce soit au système de base. Parce que c'est une véritable horreur: les applications Orange pré-installées ne fonctionnent pas bien, et en plus sont payantes. Sans compter le fait que ça fait planter TOUT le système: au bout d'une semaine seulement, j'ai du réinitialiser mon téléphone parce que la page d'accueil Orange rendait le système complètement instable et inutilisable. Pour le coup j'ai désactivé cette page d'accueil, et tout fonctionne mieux. Y compris la gestion de l'énergie: de deux jours d'autonomie grand maximum (sans aucune utilisation), je suis passé à plusieurs jours en désactivant cette saleté Orange. Non honnêtement les gens de chez Orange, si vous m'écoutez, épargnez-vous la peine de rajouter des couches inutiles sur un système qui fonctionne bien à la base. C'est ridicule, ça ne fonctionne pas, l'équivalent gratuit est bien mieux, et vous passez pour des gros nuls.

D'autre part, ça fait maintenant trois jours que j'encadre des TPs de combustion pour des élèves ingénieurs. Très bien, mais je ne peux m'empêcher d'avoir des états d'âme d'ordre écologique: le élèves sont dans une école du sud de la France, et les machines sont tout à fait au Nord. Il faut donc déplacer les élèves sur 800kms, à grand renfort de bus. C'est très inefficace comme façon de procéder, d'autant que les machines ne sont utilisées QUE pour ces élèves, tout le reste de l'année elles ne servent pas. N'aurait-il pas été possible de les installer plus près de leurs utilisateurs ? D'autre part, on peut se demander quelle est "l'empreinte carbone" de ces manips, car en dehors du fait de déplacer les élèves, les manips requièrent l'utilisation d'un nombre incalculable de mètres cubes de gaz et d'eau. La chaleur produite par la combustion du gaz est rejetée dans l'atmosphère, sans avoir servi à personne, et je ne parle pas de petites quantités d'énergie ! Idem pour l'eau de refroidissement, qui est bêtement rejetée à l'égoût. Tout ça pour faire quelques points de mesure. Il serait bien plus efficace de leur donner directement les valeurs des grandeurs mesurées (ils auraient toujours à exploiter et interpréter ces mesures), sachant que du point de vue de l'élève, il suffit de tourner une vis et de lire une valeur sur un afficheur numérique, toute la complexité du procédé sous-jacent leur échappe, et devient pour le coup inutile. Moi je dis ça...

mercredi 1 septembre 2010

Le pixel mort (enfin presque)


Il y a deux semaines environ, je passais un coup de chiffon sur l'écran de mon tout nouvel iMac 27 pouces quand tout à coup... HORREUR mais que vois-je en m'approchant vraiment près de l'écran ? Un minuscule point blanc. Ni une ni deux je frotte, je frotte encore, mais rien à faire, le point blanc n'est pas une poussière. Il faut me rendre à l'évidence: la machine qui m'a coûté si cher a un pixel mort. Consternation. L'écran comporte trois millions six-cent quatre vingt-six mille quatre cent pixels, et il n'y en a qu'un de mort, mais il n'y a rien à faire, je ne vois que lui. Ou plutôt je m'imagine ne voir que lui, parce qu'ils sont tout petits ces pixels, et en me tenant à une distance raisonnable de l'écran, il est impossible d'en distinguer un en particulier. Je sais donc que c'est psychologique, mais nom d'un p'tit bonhomme en mousse, mes yeux ne décollent pas de la zone où je le sais situé. Pour le coup je vois plein de petits points blancs partout, l'horreur.

Et puis je réfléchis (si, si, ça m'arrive un peu de temps en temps). Un pixel mort n'est-il pas censé être noir ? Désactivé ? Quelques requêtes google plus tard, je suis hyper renseigné sur les pixels morts: il y en a de toutes les couleurs ! Des qui restent tout le temps rouge, d'autres bleu, etc. Certains sont noirs (mort de chez mort) et d'autres blancs, en effet, mais ceux-là ne sont pas vraiment morts. Ils sont simplement défectueux, bloqués sur le blanc, mais certains intervenants sur des forums de geeks affirment qu'il arrive qu'un tel pixel se remette à fonctionner normalement... parfois au bout de plusieurs années. Et qu'il existe, tenez-vous bien, une méthode logicielle pour accélérer le processus de remise en fonction: il suffit d'afficher une vidéo où toutes les couleurs alternent rapidement, en une boucle sans fin. Ni une ni deux je fais défiler la vidéo, mais à part une violente crise d'épilepsie, je n'y gagne rien: au bout de quelques heures du traitement choc, mon pixel est toujours défectueux.

Je sais qu'Apple nous fait payer très cher leur assurance maison, et j'y ai souscrit. Mais je ne me donne même pas la peine de les appeler, je ne me fais pas d'illusions: jamais on ne me remplacera la dale LCD pour un unique pixel défectueux ! Alors je tente de me faire une raison: un sur plus de trois millions ce n'est pas la mort, d'autant qu'on ne le voit qu'en collant son nez à l'écran, et encore en le cherchant, il faut vraiment savoir où il est. Il ne me gêne ni pour travailler, ni pour regarder une vidéo: même les DVD ne permettent pas d'afficher une vidéo à la résolution native de l'écran, le plus gênant n'est donc pas le pixel bancal, mais plutôt les imperfections de l'image dues à ces différences de résolution. Mais j'ai beau dire et faire, il m'ennuie ce pixel, c'est plus fort que moi. Je sais qu'il est là, il me ronge de l'intérieur. Je n'ai aucune considération pour les 3686399 autres qui fonctionnent très bien, toute mon attention est tournée vers cet unique pixel déconnant -- ne vous y trompez pas, ce discours ne peut s'appliquer qu'aux pixels, il n'est pas du tout représentatif de la mentalité humaine en général...

Finalement, j'ai pu "réparer" le pixel. J'ai eu l'idée hier soir de faire passer un petit aimant (du type magnet qui traine sur le frigo) sur la zone de l'écran où se situe mon pixel à cinq pattes, pendant une dizaine de secondes. L'idée était que si le pixel était seulement "bloqué" sur le blanc, et s'il pouvait être débloqué, une légère impulsion magnétique ne pourrait pas faire de mal. Et le plus fort... c'est que ça a fonctionné ! Enfin je touche du bois, parce que ça ne fait que depuis hier soir que mon pixel maudit a retrouvé son état de fonctionnement normal. Mais jusque là, malgré toute mon attention, je ne l'ai pas revu.

Enfin bref tout ça pour dire qu'un pixel mort ça n'a l'air de rien, mais finalement, ça fait vachement réfléchir.

samedi 31 juillet 2010

L'attente en valait la peine !

Je suis toujours en "vacances" puisque les enfants ne reviennent que dans deux jours, et j'en profite pour bosser à fond, de façon à être plus dérangeable quand il le faudra. Et ô surprise, mon iMac est arrivé hier... alors que d'après le suivi de commande d'Apple, il ne devait arriver que jeudi prochain. Donc presque une semaine d'avance. C'est la première bonne surprise.

Je me suis donc lancé dans l'installation des outils dont j'ai besoin. Un petit linux sous VirtualBox, Xcode, tex et gfortran pour commencer, puis recopie de toutes mes données. L'étape suivante a été de vouloir tester la compilation de mes codes. Et là seconde surprise, mais moins bonne celle-là, par défaut ce sont des compilateurs 32 bits qui sont installés.

Alors là pas content, pas content du tout. Je me souviens très bien de ce coup de fil chez Apple il y a quelques temps pour leur signaler que dans 10.5 (Leopard) il était extrêmement difficile d'installer des logiciels en 64 bits. C'est vrai, quand on fait du calcul scientifique, et quand à la fois le processeur et le système permettent de faire tourner les calculs deux fois plus vite juste en utilisant des exécutables 64 bits... pourquoi s'en priver ? On nous avait répondu que c'est pas leur faute (chez Apple), mais il était ressorti de cette conversation un grand flou, dans lequel on ne savait même plus quelle version du noyau (32/64) était démarrée par défaut. La seule certitude c'était que tout faire tourner en 64 bits était impossible (alors que sous Linux, aucun problème pour y arriver, sans aucun effort), mais que promis, la prochaine version de l'OS supporterait parfaitement le 64 bits...

J'ai la version suivante, et tout ce que je peux dire c'est que c'est toujours aussi compliqué de faire tourner du 64 bits ! Rien que pour installer gfortran, j'ai du d'abord installer fink en 64, c'est pas rien, ensuite j'ai enfin pu compiler un code simple en 64. Mais les choses se sont gâtées lorsque j'ai voulu compiler du code parallèle !

Bon finalement j'y suis arrivé, et le résultat dépasse toutes mes espérances: j'ai 4 coeurs matériels sur la machine, mais le système voit 8 coeurs virtuels. Rien que pour ça, bravo Apple. Et j'ai pu lancer un code parallèle 64 sur 8 coeurs, sans ralentissement du système. Je n'ai jamais vu des temps de calcul aussi faibles, c'est merveilleux.

jeudi 29 juillet 2010

Le blues de l'été

C'est fait, tout le monde est en vacances, et moi je continue de coder... mais pourquoi ? Bof d'abord parce qu'il faut le faire, il y a toujours du travail en retard. Et puis ensuite il faut bien s'occuper. Je n'ai pas de hobby intéressant comme le saut en parachute. Non mon truc c'est plutôt de me prendre la tête à coder des méthodes numériques qui plantent assez régulièrement, d'où l'intérêt de les améliorer.

Bon il faut dire que le cadre s'y prête plutôt bien, les enfants sont en vacances dont il n'y a pas de chahut permanent, et mon futur iMac n'est toujours pas arrivé (ça fait une éternité que je l'ai commandé, entretemps Apple a même eu le temps d'annoncer un renouvellement de sa gamme), donc je n'ai pas de distractions.

lundi 19 juillet 2010

Un peu de détente

Ouf, c'est pas vraiment totalement les vacances, vu que dans le domaine on ne prend jamais de vacances. Y'a toujours un code à écrire, quelqu'un qui a un besoin urgent de faire tourner un calcul, etc, mais bon étant donné que pendant l'été, il ne reste que les thésards dans les labos, j'ai quand même plus la paix. Il reste bien des fourbes de chefs qui envoient des mails avec leur iphone depuis quelque bord de mer ou de piscine, mais c'est plus limité.

Et comme les enfants sont partis en vacances... on a la paix ! Ça, c'est le pied.

samedi 19 juin 2010

Mon avis (argumenté) sur le piratage

Je dois l'avouer, je suis un affreux pirate (heu... c'est toujours anonyme, les blogs, hein ?). Non en fait la musique je m'en tape, moi ce que je télécharge en toute illégalité, et bien plus facilement depuis qu'on a l'HADOPI qui m'a obligé à utiliser des outils de cryptage et d'anonymat, ce sont les films. Je regarde de tout, séries TV, films français ou étrangers. Alors oui, honte sur moi, je participe à l'effondrement de l'industrie... ah ben non merde, pas l'industrie de la musique en fait, je m'en tape complètement, de la musique, j'en ai jamais téléchargé sauf une fois ou deux par Itunes, donc j'ai payé, et bien entendu j'ai tout perdu. Et l'industrie du film a encore de beaux jours devant elle, il n'y a jamais eu autant de cons dans les cinémas qu'en ce moment. Honnêtement, je ne pigerai jamais comment on peut débourser 40 euros pour une séance de cinéma -- 10 euros par personne, quand on est 4 dans la famille, le calcul est rapide, à moins que je n'engage une baby-sitter pour garder les enfants, auquel cas on double la facture. Et les DVD ducon ? Tu sais ce que c'est un DVD ? Tu le paies 30 euros d'accord, mais tu peux le regarder autant de fois que tu veux sur ton canapé, avec toute la famille autour. Évidemment, vu comme ça...

Alors tiens justement ça tombe bien qu'on parle de DVD, parce que j'en ai acheté un cette aprem. Mais d'abord expliquons le contexte: il y a quelques jours, j'ai téléchargé (décidément j'y tiens) le film "Lovely bones" de Peter Jackson, en torrent au travers de The Onion Router, très facile à mettre en place et très pratique, je le conseille vivement. Pour en revenir au dit fichier téléchargé, il s'agissait d'un DVDrip d'assez piètre qualité, avec des couleurs pas trop vives, mais par contre j'ai adoré l'histoire, j'ai pleuré comme un con tout du long. Pour le coup, je comptais montrer ce film à ma chère moitié qui n'a jamais le temps de regarder quoi que ce soit étant donné qu'elle a le démon Maléfica aux fesses toute la journée. Bref, en me baladant dans le rayon DVD de mon supermarché en fin d'après midi, je tombe sur le DVD de "Lovely bones" et ni une ni deux je craque, je mets le boitier dans mon sac. En me disant ce soir c'est Bizance, on se fait un Mc Do en regardant ce film. Et puis d'abord je n'achète jamais de DVD, je ne fais que télécharger. Après tout j'ai adoré ce film, allez pour une fois je craque, et je paie pour quelque chose qui en vaut la peine à mon avis. Les enfants sont ravis (pensez, du Mc Do !), ma tendre et douce également, et d'une elle n'a pas souvent de Mc Do, et de deux elle n'a pas souvent de cadeau, encore moins de DVD.

Je sais, je développe lentement mon argumentaire, mais je me régale. Je vais donc chercher les hamburgers, et en revenant on s'installe tous devant la télé. J'insère le très précieux DVD à 30 euros dans le lecteur de DVD... et là au bout d'une bonne minute de réflexion de la part de la machine, nous avons droit à un superbe message "no disc". Bon je ne m'énerve pas tout de suite, je pense que j'ai mal inséré le DVD, genre quel gros débile il l'a mis à l'envers, j'ouvre le tiroir du lecteur mais non, le disque est dans le bon sens. Je le retire, je souffle un peu dessus, je le remets aussi correctement que je peux et je l'enfourne de nouveau dans le lecteur. Même minute d'angoisse, même message.

Alors là c'est le pompon ! Mais qu'est-ce qu'ils ont donc dans la tête tous ces connards qui s'amusent à développer sans arrêt de nouvelles protections anti-piratage pour les DVD ? Je m'en balance complètement que mon lecteur de DVD ait plus de trois mois d'âge et qu'il soit obsolète pour lire le tout nouveau format avec la super protection inviolable codée sur 3 milliards de bits. Tout ce que je veux, c'est QUE ÇA MARCHE, PUTAIN DE MERDE. Là je suis énervé. J'ai payé ce DVD 30 euros, j'aurais mieux fait de m'essuyer le cul avec parce qu'il n'est mentionné nulle part qu'il faut acheter un nouveau lecteur de DVD compatible pour lire ce disque.

Le plus marrant, c'est que n'importe quel Linux me permettra de convertir mon DVD en divx ! Ces protections sont TOTALEMENT inutiles pour qui cherche à pirater un DVD. Par contre, ça rend la vie impossible à tous les pauvres grouillots dans mon genre qui achètent le DVD, et qui croient en toute naïveté pouvoir se mater un petit film tranquillou. La galette de plastique ne me sert absolument à rien, je peux la jeter, sauf si je veux pirater le film et le diffuser en torrent. Là aucun problème, tous les outils sont disponibles et gratuits, bien documentés et de plus en plus simples à utiliser.

Bref moralité: n'achetez pas de DVD ! Piratez, bonnes gens, téléchargez ! Moi en tout cas on m'a eu une fois, je ne me risquerai plus jamais à acheter un DVD totalement inutilisable si on veut respecter la loi. Toutes cette connerie autour du "piratage" qui conduit à la mise en place de "protections" n'a qu'une seule conséquence: foutre dans la merde l'utilisateur qui cherche à rester dans la légalité. Et la SEULE solution qui permet, en pratique, de voir son film, c'est de le télécharger illégalement. Je mets au défi quiconque de me prouver le contraire: je viens d'en faire l'expérience aujourd'hui.